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Jean Jacques LERRANT

« Michel STEINER, lui, n’offre que des traces. Il ne dit pas, il suggère. Son art de dessinateur est celui par excellence de l’inachèvement, de la non finition en tout cas. Il inscrit le signe d’un visage, d’un corps en mouvement, d’une architecture. Il égratigne à peine la feuille de croquis. Autour du signe irrécusable il laisse jouer le blanc du papier, non comme une marge de mise en valeur – son dessin est souvent décentré, déporté hors l’endroit où on l’attendait – mais comme un espace de navigation pour celui qui regarde.

A lui de compléter, guidé par le signe, cette ou ces trajectoires immédiatement griffées.

Dans « Le festival surpris »

Editions Galerie Gérard GUERRE – 1996




Bernard VARGAFTIG

« Tout ce que peint cet artiste se présente de face. Le blanc est sa couleur essentielle. Celle qui fait vivre toutes les autres, qui leur donne leur souffle. Un blanc qui vient, dit le peintre, de celui du retable de Grünewald qu’on peut voir au musée de Colmar. Un blanc qui est peut être celui de Mallarmé. Un blanc qui, sans rien renier de ce qu’il suggère, voile et dévoile de la convoitise du désire et de l’existence de la mort, lie, sur la toile, la chair et l’être. Un blanc qui en est le tragique et l’unité. »

Dans « Text(e) image »

University of Durham – 1999


Yvain BORNIBUS

“Des supports inattendus nourrissent les tableaux, toiles à matelas dont les rayures claires structurent la composition, ardoises d’écolier pour subjuguer le bleu turquoise d’un pastel sec, contre-plaqué industriel dont les veines habitent l’aplat d’une ombre. Je m’arrache à tout un vocabulaire graphique dont je découvre l’astuce et la spontanéité. Des tics, des manières qui identifient l’auteur plus sûrement que la signature ou la date (il n’en met pas !). Je suis fasciné par la constance du travail, la discipline qu’il réclame.

Mais chaque fois on sent une espèce de trouille derrière le pinceau, rien n’est acquis. Il fuit ce qu’il sait faire. Même si, toujours, les toiles se ressemblent, parce qu’il poursuit inlassablement une présence que seule la peinture lui semble pouvoir capter : quelque chose qui tremble en lui et que sa peinture cherche en nous quand elle nous regarde.

Il m’offre un autoportrait que j’admire. »

Dans « Tout est politique, sauf le reste »

« Les carnets du noctambule »

Marie DELABRES Editions – 2010


Anthony PUGH

« L’œuvre s’est faite dans la durée, dans la lenteur: avec le temps, non pas contre lui, et pour le contemplateur, cette durée distillée se concentre dans un instant épiphanique – parfois prémonitoire – qui permet d’éprouver, le temps de la rencontre avec l’œuvre, une illumination. »

                                           Dans « Text(e) image »                                            University of Durham – 1999


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